Chronique, critique de l'album D'autre part de Luke
Il parait que Luke a changé … il parait. Se forcer, se contraindre, cela n’a pas été si facile mais à l’image d’une réelle thérapie, le combo girondin s’est enfermé en studio, sous la houlette de Thomas Boulard en frontman motivé. Difficile de ne plus percevoir ces milliers de regards et de mains tendues chaque soir. Après 10 ans et trois albums studio, Romain Viallon, Damien Lefèbre, Jean-Pierre Ensuque et Thomas Boulard, se sont ressourcé tout les quatre, presque en quarantaine, dans le but de prospecter et finalement de faire jaillir le plus profond de leur fort intérieur, que ce soit musicalement ou textuellement. C’est à Thomas que l’on doit, ici encore, la plupart des morceaux mais n’y voyez pas un album solo maquillé car, comme d’habitude, la volonté est de partager et c’est finalement dans l’interprétation de chacun des quatre que réside l’essence même de l’opus. Côté musical, la mode est à l’expérimentation : de la mandoline au mellotron par exemple.
C’est comme d’habitude de l’intime que sortent les sublimes textes de Mr Boulard, en bon poète qui se respecte. Finalement ces onze pistes sont autant de petites pensés sur le monde qui nous entoure. En effet, quand « Le Robot » s’interroge sur l’humanité de la société, « Les complaintes du gardien de prison » se demandent où est le bien du mal. Les métaphores de l’auteur n’épargnent guère l’amour révélant« Faustine » ainsi que les « Amants de Valence ».
Là ou Blaise Pascal a ressenti le besoin d’écrire plusieurs centaines de pages pour exprimer ses « Pensées », Luke s’est lui offert onze pistes à partager avec le public.
Certes, Luke a changé, Luke a grandit mais « D’autre Part »et le somptueux « Pense à Moi » en particulier permet d’imposer un peu plus encore le combo comme fer de lance du rock français … Pour notre plus grand plaisir !
Article publié par Thomas Lhuillery alias Thomas Lhuillery le