Chronique, critique de l'album Seagull de Sophie Barker
Mais qui est Sophie Barker ? Commençons par le commencement. Sophie Barker est une femme bien sûr, née dans la capitale de cette perfide Albion un beau jour de 1971. Arrivée à l’université d’Oxford dans les années 90 avec sa voix et une guitare à deux cordes pour seul instrument, la voilà pris d’une passion sans borne pour la musique qui l’a poussera à prendre une année sabbatique après deux ans d’étude. Plus de quinze après, cette année sabbatique dure toujours et a permis à Sophie Barker d’abord de signer chez Sony, de collaborer à divers projets tels Grooverider, Groove Armada mais surtout Zero 7 puisqu’elle prête sa voix à l’album Simple Things en 2001, vendu à plus d’un million d’exemplaires à travers le monde. A la suite de cela, la voici partie en solo avec l’album concept Lullaby sorti en 2004, qui, comme son nom le prédis, est d’abord destiné à un tout jeune public, le projet visant à l’éducation des enfants par la musique. Surprise cependant, l’opus rencontre bien plus que des bambins et séduit un public de tout âge. La carrière de Sophie est lancée. Suivent Earthboud en 2005 et ce Seagull sorti fin 2011.
Seagull est donc l’œuvre d’une jeune auteure, compositrice, dans ligné de la scène pop/rock/folk féminine. Rien de très original donc mais un album satisfaisant qui s’inscrit finalement dans un mouvement cohérent. L’ambiance générale est plutôt apaisée et trouve sa particularité dans de bonnes instrumentales variant entre piano, violon ou encore guitare électrique sans ce contenter du classique guitare-voix. De quoi rapprocher le genre plus du pop rock que de la folk en soit, même si l’esprit y est. La voix, très ronde, fait elle penser à Dido dès les premiers mots de Paradise Lost mais la comparaison s’arrête là, l’esprit de l’album étant beaucoup moins pop. Pas une grande originalité disais-je mais de bonnes compositions, douces, mélodiques, sentimentales et efficaces tout au long des dix pistes. Notons certaines qui retiennent plus particulièrement l’oreille ; Say Goodbye grâce à son refrain entêtant, Paradise Lost et Seagull pour la simplicité et l’évidence de leurs mélodies qui ne peuvent que plaire …
Un bon album donc, même s’il n’est pas très original … 14/20
Article publié par Thomas Lhuillery alias Thomas Lhuillery le